La Chambre basse du Japon adopte un projet de loi visant à réviser la loi sur le contrôle des fonds politiques

Jeudi, la Chambre basse du Parlement japonais a adopté un projet de loi visant à réviser la législation sur le contrôle des fonds politiques.

Le projet de loi soumis par le Parti libéral démocrate (PLD), principale formation au pouvoir, a été approuvé à la majorité, avec le soutien de son partenaire de coalition, le parti Komei, et le Parti japonais de l'innovation, formation d’opposition, notamment.

Le PLD avait modifié son projet de loi initial pour intégrer les demandes du parti Komei et du Parti japonais de l'innovation.

Le projet de loi exige que les législateurs créent un document pour confirmer le contenu de leurs rapports sur les fonds politiques. Il s'agit d'introduire un système de « culpabilité par association ».

Le seuil minimum pour divulguer les noms de ceux qui achètent des billets pour la collecte de fonds sera abaissé à 50 000 yens, soit environ 320 dollars. Le minimum actuel est de 200 000 yens, soit environ 1280 dollars.

Les législateurs seront invités à rendre publics, en détail, la façon et le moment où les frais d’activités politiques payés par leur parti ont été utilisés. Ils seront tenus de divulguer les reçus et autres documents pertinents jusqu’à 10 ans plus tard.

Avant le vote, Nishimura Chinami, vice-présidente exécutive du plus important parti d'opposition, le Parti démocrate consitutionnel du Japon, a déclaré que le projet de loi du PLD comportait de nombreuses lacunes.

Elle a déclaré que cela ne mènerait en aucun cas à l’éradication de la pratique, qui consiste à créer des caisses noires.

Le projet de loi a ensuite été envoyé à la Chambre haute, où les délibérations doivent commencer vendredi pour son approbation finale. Le texte deviendra probablement loi au cours de la session actuelle du Parlement qui doit prendre fin ce mois-ci.