Les États-Unis expriment leur inquiétude face à la frappe aérienne de Rafah mais poursuivent leur aide militaire à Israël

Un haut responsable du gouvernement américain a exprimé son inquiétude face au bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, qui a tué des dizaines de personnes, mais a indiqué qu'il n'y avait aucun changement dans la politique américaine consistant à fournir une aide militaire à Israël.

Les responsables de la santé à Gaza ont déclaré que la frappe aérienne israélienne contre un camp de personnes déplacées au nord-ouest de Rafah dimanche avait tué au moins 45 personnes, dont des femmes et des enfants. Ils ont également déclaré qu'un bombardement sur un autre camp à Rafah mardi avait tué au moins 21 personnes.

Lors d'une conférence de presse mardi, le porte-parole de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, John Kirby, a appelé Israël à « prendre toutes les précautions possibles pour protéger davantage les vies innocentes ».

M. Kirby s'est abstenu de commenter le bombardement de mardi, l'armée israélienne ayant nié toute responsabilité.

L'agence de presse Reuters et d'autres médias ont cité des témoins affirmant que des chars et des véhicules blindés israéliens avaient été repérés dans le centre de Rafah à ce moment-là.

Mais M. Kirby a expliqué que les États-Unis n’avaient pas vu de preuves de ce qu’ils considèrent comme une offensive terrestre majeure.

Interrogé par les journalistes sur tout changement dans la politique américaine après la frappe aérienne de dimanche et aux opérations terrestres en cours, M. Kirby a répondu : « Je n'ai aucun changement de politique à annoncer. » Il a reconnu que l'incident de dimanche n'inciterait pas les États-Unis à suspendre leur aide militaire à Israël.