Un rapport de l'ONU exprime une « profonde inquiétude » concernant les scandales de la compagnie autrefois connue sous le nom de Johnny & Associates

Un groupe de travail du Conseil des droits de l'homme de l'ONU a exprimé sa profonde inquiétude concernant les allégations d'abus sexuels impliquant le défunt fondateur de l'agence artistique japonaise anciennement connue sous le nom de Johnny & Associates.

Le Groupe de travail sur les entreprises et les droits de l'homme a publié un rapport basé sur les résultats de sa première enquête menée au Japon entre juillet et août de l'année dernière. Le rapport comprend des propositions et des recommandations à l'intention du gouvernement et des entreprises japonaises.

Le rapport fait référence aux scandales d'abus sexuels impliquant le défunt fondateur de l'agence, Johnny Kitagawa.

Il indique que le groupe de travail « reste profondément alarmé par les allégations d'exploitation et d'abus sexuels impliquant plusieurs centaines de talents signées avec Johnny and Associates ».

Le document note également que « les sociétés de médias japonaises sont impliquées dans la dissimulation de tels scandales depuis des décennies ».

Le groupe de travail souligne l’importance pour les médias d’examiner attentivement les implications du désengagement sur les droits humains et d’exercer une influence.

Le rapport indique que le groupe de travail reconnaît les efforts de la société, désormais nommée Smile-Up, pour commencer à verser des indemnisations aux victimes qui ont accepté les offres de compensation monétaire.

Cependant, indique le document, « c'est encore loin de répondre aux besoins des victimes qui ont demandé réparation en temps opportun ». Le groupe de travail souligne d'autres problèmes concernant l'accompagnement psychologique des victimes et les coûts liés à l'indemnisation.

Dans l'ensemble, le rapport recommande au gouvernement japonais de prendre des mesures concrètes pour relever les défis en matière de droits de l'homme. Il affirme qu’il est urgent d’éliminer complètement les structures d’inégalité et de discrimination à l’égard des femmes, des personnes âgées, des enfants, des personnes handicapées, des peuples autochtones et d’autres groupes à risque.

Le rapport devrait être soumis au Conseil des droits de l'homme de l'ONU le mois prochain.