Trois anciens membres de Johnny & Associates réclament une enquête policière sur des membres du personnel

Des artistes ayant appartenu à l'agence japonaise Johnny & Associates ont demandé à la police d'enquêter sur les abus sexuels dont leurs collègues auraient été victimes de la part de deux anciens membres du personnel de l'agence.

La société Smile-UP, qui indemnise les victimes d'abus sexuels liés à Johnny & Associates, a reconnu sur son site web en mars dernier que deux membres du personnel de l'ancienne agence de talents avaient abusé sexuellement de jeunes artistes. L'entreprise a déclaré avoir pris des mesures disciplinaires strictes à leur encontre en septembre de l'année dernière.

Un groupe de trois hommes qui s'étaient déjà exprimés sur les abus sexuels commis par le défunt fondateur de l'agence, Johnny Kitagawa, a déposé un document demandant à la police d'enquêter sur ces deux anciens membres du personnel.

Deux des accusateurs se sont rendus au poste de police jeudi pour déposer leur requête.

Ils soulignent qu'il est possible qu'il n'y ait pas prescription pour les affaires potentielles impliquant les deux employés, en fonction de la nature de l'inconduite sexuelle commise et du moment où elle s'est produite. Ils ont déclaré avoir demandé à la police d'ouvrir l'enquête dès que possible.

La police leur a répondu qu'il serait difficile d'ouvrir une enquête en l'absence de plaintes de victimes présumées ou de preuves d'actes répréhensibles.

Nakamura Kazuya était l'un des trois accusateurs. Il a déclaré aux journalistes que, sans résolution de l'affaire des abus sexuels commis par les deux membres du personnel, il reste encore beaucoup à faire pour obtenir une vue d'ensemble du scandale impliquant l'ancienne agence.

Il a ajouté qu'il était frustrant qu'une enquête de police n'ait pas été ouverte même après que les cas d'abus aient été révélés.

M. Nakamura a déclaré qu'il coopérerait avec la police pour l'aider à ouvrir une enquête.

Les trois hommes auraient envoyé une requête à Smile-UP, demandant à l'agence de fournir à la police des informations concernant les deux anciens membres du personnel.

Ils ont également demandé à l'agence de prendre des mesures concrètes pour s'assurer que les anciens artistes de Johnny & Associates qui ont parlé des abus sexuels commis par feu Johnny Kitagawa ne soient pas victimes de diffamation, de calomnie ou d'accusations sans fondement.