Au Japon, plus d'opportunités d'emploi pour les titulaires d’un doctorat

Les titulaires d’un doctorat ont généralement peu de chance de trouver un emploi au Japon où ils puissent mettre à profit leur expertise. Jusqu’à présent, les recruteurs d’entreprise ont souvent accordé la priorité à l’embauche de nouveaux diplômés universitaires pouvant être formés à partir de zéro. Mais certaines entreprises japonaises changent désormais d’approche.

Le grand nom de la boisson Kirin Holdings a créé un site internet pour recruter des titulaires de doctorat fraîchement sortis de leurs études ou en milieu de carrière. L’entreprise affirme que le ratio de doctorants embauchés pour des postes de recherche au cours de l’exercice 2023 a presque doublé par rapport à l’année précédente.

Kadota Tomoyuki de Kirin Holdings déclare : « En tant qu'entreprise, nous nous concentrons sur les sciences de la santé. Nous nous attendons à ce que des chercheurs issus de divers horizons puissent créer une nouvelle valeur basée sur de nouvelles idées ».

La société chimique Asahi Kasei recrute chaque année une vingtaine de personnes titulaires d’un doctorat. Depuis 2023, elle est sans cesse à la recherche de nouveaux talents postdoctoraux.

La tendance générale reste toutefois sombre.

La Fédération japonaise des entreprises, le Keidanren, affirme que moins de 20 % des entreprises ayant répondu à une enquête l'année dernière envisagent d'embaucher davantage de titulaires de doctorat au cours des prochaines années.

Selon le ministère de l'Éducation, le nombre d'étudiants accédant au niveau du doctorat a presque diminué de moitié en une quarantaine d’années, en partie à cause des mauvaises perspectives d'emploi.