Les agences de l'ONU tirent la sonnette d'alarme sur l'aide à Gaza

Les négociateurs qui tentent d'obtenir un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le Hamas ont interrompu leurs discussions. Cependant, les responsables de l'aide humanitaire des Nations unies ont averti vendredi lors d'une conférence de presse que "seul un cessez-le-feu" peut éviter de nouvelles effusions de sang et rétablir les livraisons d'aide dont le besoin se fait cruellement sentir.

Georgios Petropoulos, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, a déclaré que les bombes israéliennes continuaient de tomber "partout dans Rafah". Il a ajouté que son groupe voyait également des attaques se dérouler "de plus en plus près de Muwasi", qui est la zone que les troupes israéliennes ont désignée comme "zone humanitaire".

Les responsables de l'ONU affirment que des centaines de milliers de personnes déplacées s'y réfugient, mais que l'activité militaire israélienne les empêche d'acheminer l'aide de manière "fiable" et "sûre".

Les délégués ont indiqué qu'aucun camion n'a pu entrer dans la bande de Gaza depuis que les troupes israéliennes se sont emparées du point de passage de Rafah au début de la semaine, et qu'ils ont donc dû "racler les fonds de tiroir" pour se procurer de la nourriture et du carburant.

Ils craignent que les hôpitaux ne s'effondrent et que le manque d'eau potable ne propage les maladies. Ils préviennent également que le Programme alimentaire mondial sera à court de fournitures pour le sud de la bande de Gaza d'ici samedi.