Meta visé par une enquête de l’UE en raison de problèmes de désinformation

L'Union européenne a ouvert une enquête contre Meta, propriétaire de Facebook et Instagram. Les responsables de l’UE affirment que le géant de l’informatique n’en fait peut-être pas assez pour protéger les utilisateurs de la désinformation.

La Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, a annoncé mardi que Meta pourrait avoir enfreint la loi sur les services numériques, qui oblige les entreprises à prendre des mesures contre les contenus illégaux. Les contrevenants peuvent être condamnés à une amende pouvant aller jusqu'à 6 % de leur revenu annuel.

La commission soupçonne Meta de ne pas avoir mis en place des garanties suffisantes contre les publicités mensongères et les campagnes de désinformation.

Elle est également préoccupée par l’absence d’un outil tiers efficace de surveillance en temps réel du débat public et des élections.

Cette décision intervient avant les élections de juin au Parlement européen. Certains observateurs craignent que des agents étrangers, notamment russes, puissent interférer avec le vote.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que si les responsables soupçonnent une violation, ils agiront «â€¯surtout en période d'élections démocratiques ».