Une directive japonaise concernant l’application Line suscite l’inquiétude de Séoul

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères exprime ses inquiétudes concernant une directive émise par le gouvernement japonais qui pourrait affecter le secteur des communications.

Le ministère a fait savoir samedi qu'aucune entreprise du pays ne devrait faire l'objet de mesures discriminatoires suite à la directive de Tokyo adressée à l'opérateur de la populaire application de médias sociaux Line, invitée à reconsidérer, dans les meilleurs délais, ses liens financiers avec une entreprise informatique sud-coréenne.

Plus tôt ce mois-ci, le ministère nippon des Communications a publié pour la deuxième fois une directive contre LY Corporation, mieux connue au Japon sous le nom de Line Yahoo, à la suite d'une fuite massive de données d'utilisateurs de l’application.

La directive appelle l'entreprise à procéder rapidement à un examen à l'échelle du groupe des liens financiers avec la société informatique sud-coréenne Naver, accusée d'être responsable de la violation de données.

Naver détient une participation de 50 % dans la société mère de LY Corporation.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a déclaré qu'il vérifierait les intentions de Naver et qu'il tiendrait, si nécessaire, des négociations avec le Japon.

La question a également créé des tensions en Corée du Sud.

Selon un éditorial du grand journal conservateur Chosun Daily, la tentative du Japon de dissoudre une relation commerciale commune entre des entreprises privées constitue un « comportement anticoncurrentiel » et « pourrait constituer la violation » d’un accord bilatéral d'investissement de 2003.

Le quotidien affirme que cette « pression injuste » du Japon sur Naver, selon ses propres termes, « devrait cesser immédiatement ».