La Cour suprême américaine examine l'immunité de Donald Trump

La Cour suprême des États-Unis a entendu jeudi des arguments exprimés sur la question de savoir si l'ancien président Donald Trump peut être poursuivi pour les actes commis pendant son mandat.

Donald Trump affirme qu’il bénéficie d'une immunité dans l'affaire des tentatives de sabotage des élections de 2020. Plusieurs tribunaux ont rejeté ses arguments, ce qui l'a amené à faire appel devant la Cour suprême.

Donald Trump a refusé d'accepter sa défaite face au président Joe Biden et, dans un discours du 6 janvier 2021, il a dit à ses partisans de « se battre comme en enfer ». Des milliers d’entre eux ont ensuite pris d’assaut le Capitole.

Donald Trump est accusé de complot visant à « inverser les résultats légitimes » de l’élection. Il devait être jugé devant un tribunal fédéral en mars. Cependant, les procureurs ont dû suspendre la procédure pour attendre la décision de la Cour suprême.

Devant le tribunal, l'avocat de Donald Trump, D. John Sauer, a déclaré : « Si un président pouvait être inculpé, jugé et emprisonné pour ses décisions les plus controversées dès qu'il quitte ses fonctions, cela affecterait sa prise de décision, spécialement lorsqu’une action audacieuse est nécessaire. »

Les juges ont laissé entendre qu'ils étaient sceptiques quant à l'octroi d'une « immunité absolue » à un président. Ils s’inquiètent néanmoins du manque de protection en place. Le juge Brett Kavanaugh a déclaré que l'affaire avait « d'énormes implications pour la présidence et pour l'avenir du pays ».

Les juges rendent généralement leurs derniers avis vers la fin juin. Les médias américains estiment que cela pourrait compliquer la conclusion du procès sur cette affaire avant l'élection présidentielle de novembre.