Washington impose des sanctions à des entreprises et à une personne au Liban et en Turquie

Les États-Unis ont imposé des sanctions à trois entités et à un individu au Liban et en Turquie, les accusant de fournir un soutien financier au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien et au groupe militant chiite Hezbollah.

Mercredi, le département du Trésor américain a indiqué qu’il avait inscrit sur une liste de sanctions deux sociétés basées au Liban et une en Turquie, ainsi que son PDG. Ces mesures incluent le gel de leurs avoirs.

Le département laisse entendre que l'une des sociétés basées au Liban opère sous la direction de hauts responsables de la Force Al-Qods, une unité des gardiens de la révolution spécialisée dans les opérations à l'étranger.

Il affirme que l'entreprise est impliquée dans le financement du groupe en facilitant l'expédition de produits iraniens d'une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars vers la Syrie.

Selon le département du Trésor, la société basée en Turquie a finalement partagé les bénéfices de la vente de produits iraniens avec le Hezbollah.

Les États-Unis ont durci leurs sanctions à la suite d’une augmentation des activités des forces soutenues par l’Iran au Moyen-Orient, notamment des attaques contre d’importantes installations militaires américaines.

Le porte-parole du Département d'État américain, Matthew Miller, a déclaré lors d'une conférence de presse que les sanctions faisaient partie des efforts continus du gouvernement pour rendre responsables les entités et les individus impliqués dans la génération de fonds pour les gardiens de la révolution et le Hezbollah.

Il a nié l’idée selon laquelle ces sanctions sont en réponse à une attaque lancée contre une base militaire américaine en Jordanie qui a tué des militaires américains.