Un ancien officiel du département d’État américain juge peu probables des représailles directes contre l’Iran

Selon un ancien responsable du département d’État américain, il est peu probable que l’administration du président Joe Biden frappe directement l’Iran en représailles à une attaque contre les troupes américaines en Jordanie.

L'administration Biden accuse les milices soutenues par l'Iran d'être responsables de l'attaque de drone qui a tué, dimanche, trois soldats américains dans le nord-est de la Jordanie, près de la frontière syrienne.

Nathan Sales, qui a occupé le poste de sous-secrétaire par intérim au département d'État américain, a déclaré mercredi dans un entretien accordé à la NHK que les options de réponse pour la Maison Blanche « allaient de relativement modérées à relativement agressives ».

Il a expliqué qu'une option modérée serait des représailles contre les groupes responsables de l'attaque, tandis que l'option la plus agressive impliquerait des frappes contre les moyens militaires iraniens à l'intérieur de l'Iran.

Il a déclaré que la Maison Blanche avait une réelle crainte d'une escalade, raison pour laquelle ils ont choisi « les options les plus modestes et les plus minimes parmi celles qui leur ont été présentées ».

M. Sales a également noté que les partenaires américains dans la région du Golfe craignent de ne pas bénéficier de la protection américaine alors que l’Iran constitue pour eux une menace plus directe et immédiate.

Il a souligné la nécessité pour les États-Unis d’établir une dissuasion par des moyens militaires et de revigorer leurs relations diplomatiques avec leurs partenaires du Golfe.