Le premier ministre japonais s'engage pour la reconstruction à Noto

Le premier ministre japonais, Kishida Fumio, a prononcé un discours devant la Diète ce mardi, et fait part de sa détermination à restaurer la confiance du public dans la politique. Ces propos font référence au scandale de collectes de fonds impliquant plusieurs factions du Parti libéral démocrate (PLD), la formation majoritaire au Japon.

Mardi, Kishida Fumio a commencé son discours en adressant ses condoléances aux victimes du puissant tremblement de terre qui a frappé la région de Noto, dans le département d'Ishikawa, le jour du Nouvel An.

Il a déclaré que les fonds de réserve du budget 2024 avaient été doublés pour atteindre mille milliards de yens, l'équivalent de 6,8 milliards de dollars. Le premier ministre va diriger personnellement un groupe de travail chargé de reconstruire les zones sinistrées et de déployer tous les efforts possibles. Il a ajouté que le gouvernement assumerait cette responsabilité jusqu'à ce que la région soit rétablie.

Concernant le scandale sur les collectes de fonds, Kishida Fumio a déclaré que ces évènements étaient extrêmement regrettables et il a présenté ses sincères excuses. Il a précisé qu'il demanderait l'adoption de mesures législatives, particulièrement une révision de la Loi sur le contrôle des fonds politiques, après s'être entretenu avec d'autres partis et factions de la Diète.

Le premier ministre a reconnu que les factions du PLD sont impliquées dans des questions financières et que leurs membres occupent des postes clés au sein du Cabinet et du parti. Il a déclaré qu'il éprouvait de sincères remords face au scandale, et qu'il avait décidé de séparer complètement les groupes politiques des questions d'argent et de personnel.

Kishida Fumio a aussi mentionné les questions diplomatiques et de sécurité, en disant qu'il prévoyait d'élargir et d'approfondir les relations entre le Japon et les États-Unis, en mettant à profit des occasions telles que sa visite officielle à Washington, prévue pour début avril.

Il a également souligné que le Japon comptait renforcer ses sanctions contre la Russie et continuerait à soutenir l'Ukraine.