Ouverture de la session de la Diète japonaise, assombrie par le scandale des rétrocommissions

La Diète japonaise entame ce vendredi sa session ordinaire, qui est entachée par un scandale de financement politique impliquant des factions du Parti libéral-démocrate du premier ministre Kishida Fumio.

Le premier ministre devait prononcer son discours de politique générale annuel le premier jour de la session. Au lieu de cela, il le fera mardi, un jour après que les parlementaires aient tenu des délibérations en commission sur la question de la politique et de l'argent.

Trois factions du PLD, dont celle que dirigeait M. Kishida, sont soupçonnées d'avoir omis de déclarer certains revenus provenant de collectes de fonds et d'avoir accordé des rétrocommissions à certains de leurs membres.

Dix personnes, dont trois parlementaires actuels et anciens, font l'objet de poursuites dans le cadre de ces allégations.

La plupart d'entre elles faisaient partie de la plus grande faction du PLD, autrefois dirigée par feu le premier ministre Abe Shinzo.

Les forces d'opposition semblent prêtes à demander à M. Kishida et à d'autres parlementaires du PLD impliqués dans le scandale de témoigner.

Le gouvernement et le PLD, quant à eux, devraient souligner qu'ils chercheront à restaurer la confiance de la population en mettant en œuvre les propositions d'un rapport intérimaire compilé jeudi par un groupe de travail au sein du PLD.

Les partis de gouvernement et d'opposition étudient également les moyens de réviser la loi sur le contrôle des fonds politiques afin d'améliorer la transparence des flux financiers.

La cérémonie d'ouverture de la session de la Diète a eu lieu vendredi après-midi, en présence de l'empereur Naruhito. La session durera 150 jours, jusqu'au 23 juin.